Dans quelques jours, mon blog prendra les couleurs d'une rentrée littéraire, qui s'annonce riche et palpitante et que j'ai très envie de vous faire partager au maximum.

Pour ne pas perdre définitivement ceux qui viennent ici pour des raisons politiques, un mot sur mon état d'esprit, bien moins enthousiaste, pour la rentrée politique.

Comme beaucoup de Français, je ne sens pas cette campagne qui s'annonce entre faits divers glauques et peopleries, sur fond de crise économique favorable aux discours de rejet de l'autre et à l'exacerbation des antagonismes, si souvent nourrie par Nicolas Sarkozy lui-même.

Mes espoirs, car je veux encore croire en une campagne qui prenne de la hauteur, qui définisse les enjeux et propose des solutions réalistes et en un candidat qui entraîne les Français en leur redonnant le goût de vivre ensemble, se concentrent vers Jean-Louis Borloo et François Hollande.

Jean-Louis Borloo, qui a la capacité de dépasser les clivages, de fédérer des énergies, de construire autour d'un projet, franchira-t-il le pas d'une démarche forcément solitaire et exigeante ? Portera-t-il une ambition qui ne soit pas de recréer une force d'appoint façon UDF mais bien un socle auquel adhérera une majorité de Français ?

François Hollande, pourra-t-il être le candidat d'une gauche qui s'ouvre, qui rassemble, qui s'enrichisse des soutiens venant d'horizons divers et pas seulement d'une gauche revancharde comme le promet Martine Aubry ?

Plus que jamais, ce qui entraînera mon adhésion, c'est la capacité à retisser le lien social, à raccomoder ce que ce Président a détruit en clivant sans cesse, en isolant des catégories de Français pour mieux les dresser les unes contre les autres.