Voici qu'on m'interpelle et qu'on s'interroge : rien écrit depuis des jours.. pas apporté la réponse annoncée à la charge (aussi imprécise que partiale) contre la politique culturelle.. et surgissent mes réflexions sur quelques apparents paradoxes :

- je n'écris jamais autant que lorsque je suis en "hyper-activité" professionnelle.. le blog devient alors une soupape,une fenêtre laissant entrer un autre air, je retrouve le rythme d'écriture qui convient à l'outil : notes brèves, avis tranchés et actualités tranchantes. Aujourd'hui je suis dans un entre-deux (entre 2 postes, réflexion sur l'avenir, etc..) et j'ai moins envie d'écrire que de réfléchir, de lire...

- je n'écris jamais autant que lorsque je ne suis pas à Arras.. et je retrouve en cela la vocation initiale du blog, créé il y a bientôt 3 ans : être un lien avec une "communauté" d'amis, de partenaires culturels, de gens que je voyais un peu moins et à qui je donnais de mes nouvelles et, très immodestement, l'état de ma pensée (y compris à mon ami Hubert Féret, que je salue, pour La Voix du Nord)

- la fonction "débat" du blog me laisse de plus en plus perplexe et je constate davantage de monologues juxtaposés que de réels échanges, trop de vérités assénées et pas assez de doutes partagés.. et j'avoue préférer un bon débat (avis à PFM ou à d'autres) pour défendre la politique culturelle menée pendant ces 6 ans qu'une réponse point par point à des amertumes anonymes

- le rôle même de cet outil me laisse perplexe : c'est Thierry Crouzet qui fait exploser son compteur de connexions en titrant une note "Cécilia nue" juste pour montrer la faiblesse du dispositif de référencement.

Voici de grandes phrases pour dire une vérité simple : je suis en ce moment beaucoup plus présent à Arras et je préfère de beaucoup être sur le terrain et échanger avec les uns et les autres que m'enfermer dans mon bureau... néanmoins, je reprendrai prochainement (juste après le Festival du film d'Arras..) des fonctions en cabinet ministériel et c'est évidemment ici que je les annoncerai officiellement (surveille Hubert, c'est pour bientôt -;) et peut-être dans la longueur des journées parisiennes, retrouverai-je le goût et le temps d'apporter quelques éclairages et impressions sur les échéances électorales du printemps.. dont je ne compte pas être absent..