En général je m'efforce de ne développer qu'une idée (et encore, faut pas pousser, une demie parfois) par post.. ce qui explique sans doute que je n'écrive pas souvent !

Et puis je laisse de côté plein de petites choses, pas foncièrement essentielles, mais qui font le sel de la vie et qui restent dans ma mémoire à défaut de nourrir mes archives électroniques.

Au fond je suis assez jaloux - autant que je suis fan - de la rubrique Journal du Dimanche d'Emery, que je suis depuis longtemps.

Comme j'ai déjà largement dépassé le silence hebdomadaire, je me contenterai de choses lues, vues, aimées ou pas ces derniers 15 jours.

Vu, Emmanuelle Devos et Jacques Bonnaffé sur la scène du théâtre du Nord (et, divine surprise, 10 minutes après la représentation, Emmanuelle Devos discutant naturellement sur le parvis du théâtre).. magie de grands comédiens qui portent un texte de Bégaudeau assez insignifiant.

Approuvé - une fois n'est pas coutume - François Bayrou dans son engagement pour préserver le Défenseur des enfants (de même que certains députés, comme mon amie Françoise Hostalier) dans la réorganisation des autorités indépendantes de défense des droits : à la différence d'un adulte pour qui, ce qui compte, est le respect des droits aujourd'hui, pour un enfant c'est le fragile intérêt d'une personnalité qui se forme et peut-être brisée. Ce ne sont pas seulement des droits qu'il s'agit de défendre mais bien cet intérêt à long terme.

Eté agacé, la même semaine, par le même Bayrou et son pladoyer "pour avoir la meilleur éducation du monde", lui qui pendant 5 ans aux commandes de ce Ministère dont il rêvait, a surtout marqué les esprits par sa gestion conservatrice et le consensus mou avec les syndicats.

Applaudi, les basketteuses Arrageoises à Villeneuve d'Ascq, dans un haletant huitième de finale d'Eurocup et une salle survoltée par les fantastiques supporters d'Arras.

Applaudi (bis) l'annonce des premiers noms du MainSquare Festival d'Arras : Arcade Fire, PJ Harvey.. au moins deux bonnes raisons supplémentaires d'attendre Juillet avec impatience.

Découvert, le magazine Tsugi et l'ouverture à des musiques que je connais moins bien : Isolée (à écouter ci-dessous), Agoria...

Lu (relu - ça ferait plus chic quand on parle de classiques) pour la première fois Un assassin est mon maître, un des derniers romans de Montherlant qui met en scène l'étrange Exupère dans une analyse romanesque de ses troubles psychologiques, un Exupère "indolent, inconsistant, incohérent, instable et merveilleusement doué pour l'impuissance créatrice, cet état larvaire faisait de lui un lecteur-né"

De quoi me dissuader de vous reparler de mes lectures...