Une écriture au couteau. Sans concessions. Qui vous prive peu à peu d'oxygène.

Anne Berest réussit, pour son premier roman, à faire du tissu banal de nos vies une histoire haletante, un suspense qui finit sur un coup au plexus puisque "personne ne pourra jamais se douter.. personne ne peut savoir".

Avec une maîtrise étonnante pour ce premier essai, elle traque la relation de trois soeurs, entre elles, avec leur père, avec leur belle-mère aussi mal acceptée qu'elle est maladroite..
"La fille de son père" aurait pu s'appeler "Nos proches, ces inconnus" et nourrir les thèses de Malraux sur "l'homme, ce misérable petit tas de secrets".

Mais c'est le premier roman d'une jeune femme dont on suivra attentivement les prochaines parutions !