Sonia (Aurélia Petit) veut oublier Cheyenne (Mila Dekker).
Parce que leur amour est impossible.


De quoi faire un beau film intimiste.
Le sujet à peine effleuré, Valérie Minetto, choisit plutôt de nous dérouter et de nous emmener beaucoup plus loin.

Cheyenne milite pour la décroissance, et si elle est partie c’est pour vivre en phase avec ses convictions. Sans électricité. Sans voiture. En misanthrope. En marge.

Sonia, elle, est intégrée : Prof de physique-chimie.
Même si elle n’a plus le courage de croire à l’avenir des jeunes qu’elle forme.
Qui découvrent sans elle la grève, la vie, l’espoir.

Au carrefour de toutes ces vies, il y a Pierre (génial Malik Zidi).
Amoureux « chronique », parce qu’il « s’adapte » comme il le dit joliment.

Pourquoi parler de ce film ?
Parce qu’il pousse à s’interroger plusieurs jours encore après l’avoir vu.

Parce qu’on était 4 dans la salle pendant que les files s’allongeaient devant Johnny et Gad Edmaleh. Que le destin d’un film se joue souvent dans les deux premières semaines.
Et que celui-ci mérite vraiment sa chance.