Qu'on se rassure, je n'ai pas oublié la réforme ramenant le mandat présidentiel à 5 ans (pas le meilleur souvenir de Jacques Chirac !) : il ne s'agit pas de dresser ici des inventaires politiques mais de fêter la date anniversaire de création de ce blog, il y a 7 ans jour pour jour.
Je vous propose une petite rétrospective, tout à fait subjective (n'hésitez pas à faire la vôtre !), des sujets qui me sont chers ou des billets qui m'ont marqué.
A comme.. Arras, évidemment ! Ma passion pour la ville et ses acteurs guide mes engagements, mon action et ce blog s'inscrivait dès l'origine dans une volonté de tisser un lien complémentaire avec les Arrageois.
C comme Culture. Je n'ai jamais dissocié mes engagements politiques (évidemment marqués par mon mandat d'adjoint à la culture) de ma volonté d'agir en faveur de l'art et de la culture.
Dès le premier billet en janvier 2005, je disais vouloir faire partager mes convictions mais aussi mes découvertes plus personnelles , en matière de littérature ou de chanson.
Cela m'a parfois été reproché. Et pourtant, comme le rappelle Pierre Sauvageot dans un tribune du Monde de ce jour : "
Dans un pays obnubilé par la dette et le chômage, dans un pays où les intégrismes prospèrent, dans un pays écartelé entre consommation et environnement où même la marchandise ne fait plus rêver, l'art vivant n'est pas un supplément d'âme pour public cultivé, il est d'une absolue nécessité pour une société qui explore ses transformations, qui réfléchit à son avenir, qui s'invente des possibles."
D comme Démocratie. Mon engagement s'inscrit dans une fidélité aux idées gaullistes. A ceux qui peuvent la trouver anachronique, je rappelle l'actualité de la formule du Général "Nous avons choisi la République ET la démocratie". Au fil de ces 7 ans, j'ai pu développer
mon attachement à la démocratie directe,
l'apport des nouvelles technologies dans la relation avec les citoyens et, plus récemment,
ma conception du respect de la démocratie locale.
E comme Extrémisme. A l'heure où un nombre croissant de Français ne semble plus rebuté par ces idées, je
redis ma conviction que c'est par un combat politique, qui s'attache aux causes du malaise qu'on luttera efficacement contre ce recul du vivre ensemble. Et, une fois n'est pas coutume, je partage l'affirmation d'Eva Joly selon laquelle "
On ne lutte pas contre la peur en l'alimentant et en surfant sur elle."
F comme Festival. Tous les ans, en juin et en novembre, mon blog prend les couleurs de la "Faites de la chanson" ou du Festival international du film d'Arras. Des moments de découverte, de partage, de convivialité portés par des amis passionnés.
L comme Leprest. Probablement l'artiste qui m'aura le plus bouleversé sur scène, et l'occasion de redire à travers lui,
pourquoi j'aime la chanson française.
M comme Matzneff. Difficile de sortir un livre parmi les centaines dont j'ai parlé ici. Je fais de Gabriel Matzneff
leur porte-parole, lui qui a donné une des plus belles définitions d'un écrivain : "
Un univers soutenu par un style".
O comme Opérette. Ou le symbole d'une ambition culturelle
parfois difficile à partager.
R comme République. Pour redire mon attachement profond à ses valeurs. A l'égalité des chances et des droits, refusant toute distinction fondée sur la race, la religion, l'origine sociale. Fondement de notre modèle de société, ce sera un élément déterminant de mon choix pour les élections présidentielles et législatives des prochains mois.
S comme Sarkozy. L'enchaînement est tout trouvé. Ce que je lui reproche par dessus-tout, c'est d'avoir mis à mal les valeurs évoquées ci-dessus, en clivant, en dressant les Français les uns contre les autres. J'ai dit plus d'une fois ici
pourquoi je ne l'aime pas.
V comme Vanneste. C'est sans doute lui faire trop d'honneur, mais
il est emblématique de ce que l'UMP a laissé vivre et grandir dans ses rangs. Et explique pourquoi j'ai cessé d'y adhérer.
Z comme Zulma. Parce qu'une maison d'édition qui fait des choix d'ouverture sur le monde avec exigence et passion symbolise bien ma passion pour la littérature. Et ne serait-ce que pour m'avoir fait découvrir
David Toscana et
Ingrid Thobois.